Au CDI, les élèves découvrent le cinéma d’animation et le bruitage avec le réalisateur Simon Astié
Les 2 et 3 mars 2026, le CDI s’est transformé en véritable studio de cinéma. Les élèves de Seconde MRC1, de Terminale CAP et de 1re bac professionnel MACC ont participé à un atelier consacré au cinéma d’animation et au bruitage, animé par Simon Astié, réalisateur au sein de la compagnie Six Monstres. Cet atelier est rendu possible grâce au dispositif Lycéens au cinéma.
Une immersion dans les techniques du cinéma d’animation
Pour débuter l’atelier, Simon Astié a échangé avec les élèves sur leurs connaissances du cinéma d’animation. À travers des exemples connus, il leur a présenté différentes techniques utilisées dans les films et les publicités, comme le stop motion, une animation réalisée image par image.
Afin d’illustrer ce principe, les élèves ont participé à une démonstration originale : une « course de moto » improvisée. Assis sur des chaises, ils ont simulé les mouvements tandis que l’animateur prenait une série de photos. Une fois les images assemblées, la scène s’est transformée en séquence animée projetée sur écran. Les participants et les autres élèves se sont amusés de cette prestation.
Avec cet exercice, les élèves ont ainsi découvert la pixilation, une variante du stop motion qui utilise des acteurs réels filmés image par image pour créer des effets visuels surprenants.
Des exemples de films pour comprendre la création
Plusieurs courts-métrages ont été projetés afin d’illustrer ces techniques. Les élèves ont notamment découvert Gisèle Kérosène de Jan Kounen, un film d’animation en extérieur où des personnages semblent voler sur des balais grâce à des prises de vue réalisées au moment des sauts.
Un autre exemple, Ride de Paul Bush, a montré comment un personnage à moto peut changer d’apparence grâce à une collection d’images de motos anciennes. « Le rendu est magique, avez-vous remarqué la prouesse du changement de motos ? » s’exclame Simon Astié.
Enfin ils ont découvert un autre bijou du film d’animation : Sorry, I’m late par Tomas Mankovsky.
Les élèves ont également observé une séquence du comédien et réalisateur Buster Keaton, utilisée ensuite pour un exercice de bruitage.
Les élèves passent à la pratique
Après cette introduction, les élèves ont été répartis en petits groupes pour expérimenter eux-mêmes les techniques découvertes.
Dans un premier atelier, chaque groupe a imaginé et dessiné sa propre moto à partir d’un gabarit. Les dessins ont ensuite été animés grâce à la technique du stop motion, chaque mouvement étant photographié image par image.
Le second atelier était consacré au bruitage. Les élèves ont utilisé leur voix ou des petits objets amenés par Simon Astié pour recréer différents sons : moteurs, accélérations ou chutes. Le réalisateur, grâce à sa maitrise technique, a ensuite pu synchroniser leurs bruitages avec l’extrait vidéo de la chute de vélo de Buster Keaton, un exercice à la fois ludique et exigeant.
Une projection finale des réalisations
À la fin de l’atelier, les élèves ont pu découvrir leurs propres créations projetées à l’écran. Ce moment de restitution a permis à chacun d’apprécier le travail réalisé et de mesurer les étapes nécessaires à la création d’un film d’animation.
Le réalisateur propose ensuite aux élèves d’explorer des applications accessibles afin de poursuivre par eux-mêmes leurs expérimentations.
Cet atelier a été apprécié des élèves pour la découverte du film d’animation et pour son côté ludique.



