Mémorial de la shoah : les élèves rencontrent Henri Zajdenwerger, déporté du convoi 73

« Cher Henri,

Nous sommes les élèves du lycée Les Ardilliers à Saumur et le mercredi 15 mai 2019, nous sommes venus au Mémorial de la Shoah à Paris et nous avons assisté à votre témoignage qui nous a touchés, émus et bouleversés.

Vous avez répondu avec sincérité à toutes nos questions et nous vous en remercions. Lors de cet entretien, nous avons pris conscience de notre responsabilité en tant que jeunes et citoyens de la nécessité de transmettre l’histoire de la Shoah. Nous avons compris que nous devenions « les témoins » des témoins afin que ces horreurs ne se reproduisent pas.

De plus, nous nous sommes sentis chanceux d’avoir pu assister à votre témoignage et il restera gravé dans nos mémoires.

Pour finir, nous vous remercions d’avoir pris de votre temps si précieux pour nous parler de votre histoire indicible avec une note d’espoir pour les générations futures. »

Les élèves de première bac pro commerce et les élèves de première et terminale bac pro commerce et vente du lycée Les Ardilliers

Mémorial de la Shoah – Paris *_* [CC BY 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0)]

C’est la lettre qu’ont décidé d’écrire les élèves extrêmement  touchés après la rencontre avec Henri Zajdenwerger au Mémorial de la Shoah à Paris le 15 mai 2019.

Ils ont dans un premier temps pu suivre avec un guide la visite du Mémorial pendant laquelle sont présentés le Mur des Noms, la crypte, l’exposition sur l’histoire des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Les thèmes abordés ont été l’antisémitisme, les grandes phases du crime génocidaire, le processus de la Shoah, l’évolution de la mémoire…

Dans un second temps, les élèves de bac professionnel ont eu l’immense honneur de pouvoir rencontrer M. Henri Zajdenwerger, 92 ans, seul déporté survivant en 2019 des 878 juifs du  convoi 73 du 15 mai 1944 (il a alors 17 ans), parti de France à destination des Pays baltes.  Dans le camp de travail de l’Estonie, à Reval (aujourd’hui, Talinn), les déportés étaient maltraités et tous les jours, il y avait des groupes qui partaient le matin et ne revenaient pas le soir.

A 92 ans, Henri Zajdenwerger témoigne toujours et encore auprès des jeunes pour qu’ils deviennent « témoins » des témoins de la Shoah afin que « ces horreurs ne se reproduisent pas ».

Ce dialogue singulier et émouvant entre ce témoin déporté et les élèves a été rendu possible grâce au projet mené par leurs professeurs d’histoire et de français Mme Guéréou et Mme Michelot.

N. B. Il est possible de retrouver le témoignage de Henri Zajdenwerger publié dans un ouvrage collectif : « Six adolescents dans les camps nazis ».

 



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