Au théâtre : quand le spectacle vivant sur la shoah nous émeut…

Théâtre du Zouave -Avec la comédienne Margot Châron

Mardi 12 mars 2019, cent -vingt-sept élèves de 3ème, de seconde ST2S et de terminale bac pro (TGA, TPLP, T VENTE) ont assisté au spectacle de théâtre « On a besoin de… » de Laurent Péan (création du théâtre du Zouave) avec les comédiens Laurent Péan et Margot Châron, dans l’amphithéâtre du lycée Saint Louis.

Cette pièce magistralement interprétée fait écho à l’objet d’étude en terminale bac pro « La parole en spectacle et l’homme et son rapport au monde ». En histoire pour les classes de troisième prépa pro le lien est fait avec l’étude de la seconde guerre mondiale.

Théâtre du Zouave – Léa avec le comédien Laurent Péan

Cette pièce aborde l’enfer des camps, l’appel, les travaux forcés, la classification des détenus, les conditions de vie, la solution finale.

L’histoire :

Auschwitz : Ana, juive tchèque rencontre à son arrivée au camp, un homme, 27804, Alsacien et marionnettiste. Il est obnubilé par « l’appel » et fait découvrir à Ana, sa vie quotidienne rythmée par les coups, les humiliations, le travail forcé…Puis la jeune femme trouve dans son manteau une pièce pour marionnettes écrite par un garçon de 13 ans, nommé Hanus Hachenbrug au camp de Terezin. Le jeune garçon lui a remis son manteau avant qu’elle parte.

Bouleversant spectacle avec des comédiens habités par leur passion. On ne sort pas indemne de la représentation de la pièce magistralement jouée par les deux comédiens. Un regard vif et acerbe sur l’antisémitisme et toutes les formes d’exclusion dont  celle des homosexuels, des attardés mentaux, des tziganes…

Le spectacle a été suivi par un échange avec les élèves.

Négation de l’identité en rasant les cheveux et les poils des prisonniers, l’attribution d’un numéro à la place d’un nom, le nazisme a tout fait pour nier l’humain. Une tenue  « collection printemps, été, automne hiver »  pour toute l’année pour l’uniforme des les prisonniers déportés. En attribuant un code couleur pour chaque catégorie de prisonniers, dans les camps de concentration, on a créé un environnement particulier en opposant les catégories d’individus les un contre les autres. « Chaque couleur a sa honte, il ne fait pas bon exposer sa couleur »

 « A partir de 1938, les Juifs des camps étaient identifiés par une étoile cousue sur leurs uniformes de prisonniers, étoile qui était un détournement du symbole juif de l’étoile de David. Après 1939, et avec quelques variantes d’un camp à l’autre, les catégories de prisonniers furent identifiées par un système de marquage combinant un triangle inversé coloré et des lettres, cousus sur leurs uniformes rayés. Les badges permettaient aux gardes SS de connaître le motif de l’incarcération. »

https://encyclopedia.ushmm.org/content/fr/article/classification-system-in-nazi-concentration-camps

Les comédiens posent la question : « comment peut-on tuer un enfant ? » Ils ont insisté sur leur engagement contre l’antisémitisme, malheureusement toujours d’actualité.

Eux ont choisi d’être engagés avec leur art du spectacle vivant.



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