Les élèves de seconde CAP et l’association Anjou Madagascar

Ce lundi 11 décembre, M Jacques Labarre est venu présenter aux élèves l’association Anjou Madagascar qui existe depuis 15 ans et qui soutient trois villages dans cette île.

Dans un premier temps, il évoque la géographie particulière de cette île géante qui a un problème majeur : les voies de communication ; en effet il n’existe qu’une route entretenue et carrossable. Les habitants disent souvent qu’ils vivent à 50 kms du goudron. Particulièrement lors de la saison des pluies, les pistes sont impraticables mais la fin de l’été peut aussi voir naître des cyclones et des tornades. Les conditions de vie quotidiennes sont « terribles ». Le téléphone portable peut être un allié quand on peut savoir si le médecin est bien présent à 3 heures de marche.  Pour toute la population paysanne, les conditions de vie sont très difficiles, ni électricité, ni eau potable, ni eau courante. L’assainissement  de base comme l’accès potable est un problème de santé publique. Comme exemple, il prend une école de 250 élèves qui ne possède que deux sanitaires.

La préoccupation majeure est de savoir si l’on va manger au prochain repas, même si la nourriture essentielle n’est composée que d’un seul ingrédient : le riz au petit déjeuner, au déjeuner et au dîner. Il faut compter une base de 500g de riz sec par jour et par personne.

Un ouvrier agricole qui n’a que la force de ses bras à vendre se verra gratifier d’un salaire de 2000 ariarys pour une journée de travail de 8 heures dans une rizière, soit la valeur d’un demi-euro.

Les saisons sont inversée par rapport à l’hémisphère nord, l’été se déroule donc de décembre à février. Les températures sont énormément contrastées et en hiver des gelées sont possibles ; il n’existe pas de chauffage dans les maisons. Les enfants dans les campagnes sont sans chaussures même quand ils se rendent à l’école mais ils travaillent aussi. D’ailleurs, c’est vers l’âge de 5 ans à 6 ans que l’enfant (fille ou garçon) se voir offrir sa pelle forgée à la main qui lui servira dans son travail. La forme est arrondie au-dessus puisque les enfants sont pieds-nus.

  1. Labarre montre un film vidéo sur la production de pop-corn et explique cette économie parallèle, et explique aussi qu’en France que si nous avons des écoles, des hôpitaux, des pompiers, c’est parce qu’ils sont payés par les impôts.

Enfin il a apporté quelques objets qu’ils montrent aux élèves, une toupie faite avec une pointe et du plastique fondue, la pelle offerte à l’enfant qui va aller travailler, les boites de conserve vides qui servent d’unité de mesure, la petite boite de sauce tomate et en plus grand la boite de lait concentré, la demi-noix de coco qui sert de brosse pour le sol et deux statuettes.

anjou-madagascar

Samantha en 2 CAP évoque cette rencontre : « Cet homme nous a parlé avec son cœur. Tout ce qu’il a vécu avec les gens là-bas, c’est incroyable, les enfants qui sont pieds nus et qui travaillent très jeunes. Ils vivent dans des maisons en briques ou en tôle. »



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